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Google et Bing vont supprimer les sites de téléchargement

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Depuis des années, les ayants droit font pression sur les moteurs de recherche pour qu’ils les aident dans leur lutte contre le téléchargement illégal. Ces derniers refusent de retirer de leur résultats les sites de téléchargement et se contentent de supprimer les pages menant à du contenu sous copyright. Google et Bing viennent de céder et vont déréférencer les sites pirates au Royaume-Uni.

Le déréférencement des sites pirates

La visibilité des sites pirates sur les moteurs de recherche est une énorme épine dans le pied des ayants droit persuadés, sûrement à raison, que c’est cette visibilité qui le rend téléchargement illégal si populaire. Par principe de neutralité, et probablement aussi en raison de l’énorme trafic que représentent ces recherches, les moteurs de recherche refusent de supprimer les sites de téléchargement. Ils proposent cependant des outils pour diminuer leur impact en permettant aux ayants droit de dénoncer les pages qui pointent vers leur contenu, pour le déréfencer. Mais cet outil concerne uniquement des pages et non pas des sites entiers.

Après de longues discussions avec les industries du divertissement anglaises, dont la British Phonographic Industry et la Motion Picture Association, Google et Microsoft (au nom de son moteur de recherche)  se sont accordés sur un « un code de pratique volontaire consacré à la suppression des liens pointant vers des contenus illicites à partir de la première page des résultats de recherche ». Cet accord, qui devrait être appliqué au 1er juin 2017, reste assez vague. On parle aussi de la suppression d’informations liées au piratage dans les prédictions de recherche de Google et Bing.

Bientôt la fin de ce genre de prédictions

Quel impact réel sur le téléchargement illégal ?

Difficile pour l’instant de savoir l’impact réel de cet accord sur le téléchargement illégal. Si cet accord s’arrête bien à la première page, les internautes qui ne la dépassent presque jamais ne se verront proposer que des liens vers l’offre légale. Cependant, ils pourraient prendre l’habitude de tout simplement aller jusqu’à la deuxième page pour trouver leur fichier gratuitement. Cette mesure toucherait donc les pirates les moins expérimentés, qui ont besoin de Google et Bing pour trouver des sites.

Si cette mesure se transforme en un déréférencement des sites, sur le même modèle que celui des pages pirates (le système DMCA de Google est d’ailleurs manipulé par une entreprise française), alors l’onde de choc pourrait être énorme. Impossible aujourd’hui de savoir si cette mesure qui sera mise en place. Notons que cet accord concerne, pour le moment, uniquement le Royaume-Uni, mais qu’il est probable qu’il inspire les ayants droit français !

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