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Au Japon, le piratage et la pandémie fragilisent les éditeurs de mangas

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S’il y a bien un secteur qui se porte bien au Japon, c’est celui des mangas. Mais selon les principaux éditeurs japonais, le marché est de plus en plus fragilisé par le piratage, et la pandémie mondiale actuelle n’a en rien aidé leurs affaires.

L’impact inattendu de la pandémie sur les mangas japonais

Le téléchargement illégal n’épargne personne, et surtout pas le marché des mangas. Aujourd’hui, bien que le secteur se porte bien, le piratage à grande échelle devient un fléau pour les éditeurs japonais. Face à ce problème majeur, les ayants droit montent au créneau et dénoncent aussi les effets indésirables de la pandémie sur leur économie.

Les mangas piratés ont trouvé une audience de plus en plus importante ces derniers mois. Contraints de rester chez eux, les lecteurs japonais se sont tournés vers l’offre en ligne, offre majoritairement illégale. A peine mises en vente, les planches sont publiées en ligne gratuitement et téléchargeable en excellente qualité, et tout le monde trouve facilement ce qu’il veut.

Les éditeurs japonais ont bien conscience du fléau que représente le piratage de leurs œuvres, mais comme pour les œuvres cinématographiques, le contenu est souvent hébergé à l’étranger donc il est très difficile de fermer définitivement un site pirate. Cependant, ces difficultés n’ont pas empêché l’une des plus grandes maisons d’édition japonaise, Shueisha (Dragon Ball, One Piece, entre autres) de faire fermer plus de 200 sites !

Afin de passer à la vitesse supérieure, les maisons d’édition japonaises ont décidé d’employer les grands moyens. L’ABJ, une association qui regroupe les principales maisons d’édition japonaises, a annoncé qu’elle allait collaborer avec des hackeurs pour identifier les administrateurs des sites pirates. De plus, les mangas sont depuis janvier protégés par un dispositif juridique spécifique, qui vise à sanctionner directement les personnes qui téléchargent les contenus illégaux. Avec ces mesures, l’ABJ entend bien reprendre le contrôle sur son économie, car pour l’instant les pertes annoncées sont impressionnantes.

Un manque à gagner considérable pour les maisons d’édition

Si les ventes de mangas ont représenté au Japon près de 5 milliards d’euros en 2020, ce qui constitue un record, le total aurait pu être nettement meilleur sans le piratage. Selon l’ABJ, le montant des pertes s’élève à environ 1,6 milliards d’euros, soit un tiers du montant total du marché du manga dans ce pays. Pour prouver que la crise de la Covid-19 a aggravé le phénomène, les éditeurs japonais estiment que le manque à gagner sur le seul mois de décembre 2020 est dix fois supérieur à celui de janvier 2020 (juste avant le début de la crise sanitaire).

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