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La nouvelle arme des policiers américains pour ne pas être filmés : le droit d’auteur

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Si le droit d’auteur est indispensable pour protéger les œuvres des ayant droit contre toutes les formes de contrefaçon ou d’utilisation sans autorisation, il existe cependant de nombreux abus. Et celui que nous allons évoquer est plutôt… surprenant !

L’information est relayée par nos confrères de Torrent Freak, un activiste américain de Los Angeles, Sennett Devermont, vient de publier une nouvelle vidéo sur ses réseaux sociaux pour mettre en avant un phénomène montant aux Etats-Unis. Les policiers américains joueraient de la musique sur leur téléphone pour éviter d’être filmés lors d’interpellations en déclenchant les filtres de droits d’auteur des réseaux sociaux.

Jouez de la musique, vous êtes filmés !

Les policiers américains connaissent apparemment bien la réglementation en vigueur sur les réseaux sociaux, et en tirent profit au quotidien. Aujourd’hui la publication de musique protégée par le droit d’auteur sur les plateformes sociales sans autorisation n’est pas permise et peut entrainer des sanctions. Si les plateformes sont relativement souples lors d’erreurs ponctuelles, à l’inverse des signalements trop récurrents peuvent entrainer une interdiction de publier permanente. L’enjeu est donc très fort et cette politique a transformé le droit d’auteur en une arme puissante !

Il y a trois jours donc, l’activiste américain a accusé un policier de Beverly Hills d’utiliser de la musique protégée pour l’empêcher de diffuser en direct leur échange sur les réseaux sociaux. Sennett Devermont, qui comptabilise quand même plus de 300 000 abonnés sur Instagram, a partagé la séquence sur son compte.

Si l’échange entre l’activiste et le policier commence poliment, le ton monte peu à peu au fur et à mesure que l’échange dure, et Sennett Devermont filme depuis le début avec son téléphone leurs propos. Face aux invectives de son interlocuteur et s’apercevant qu’il est filmé en direct sur Instagram, l’agent de police dégaine une arme pour le moins inattendue, son téléphone, et se met à jouer un morceau du groupe Ska Sublime.

Selon Devermont, la réponse de l’agent est une parade bien connue, servant à couper le flux de diffusion en direct dès lors qu’Instagram détecte une musique jouée protégée par le droit d’auteur. Le droit d’auteur est donc utilisé comme bouclier pour empêcher la diffusion des vidéos, mais bien que rien ne nous prouve réellement que l’agent ait joué de la musique dans cet objectif, nous ne voyons pas vraiment d’autres raisons…

Une pratique loin d’être isolée

Cet incident n’est apparemment pas un incident unique. L’activiste a d’ailleurs partage d’autres vidéos similaires, dont une montrant un autre policier américain jouant un morceau des Beatles sur son téléphone pendant qu’il était filmé.

Selon la police de Beverly Hills, cette technique ne répond absolument pas aux procédures recommandée à ses équipes, une enquête interne aurait d’ailleurs été ouverte. Si cette pratique est étonnante, son efficacité reste très limité. Les différentes vidéos postées par l’activiste ont été enregistrées en mode « hors ligne » et sont toujours accessibles en ligne aujourd’hui.

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1 Commentaire

  1. En même temps, qu’il filme pour avoir des éléments à charge en cas de problème, c’est son droit mais je trouve cela stupide de diffuser en direct, il n’est pas journaliste. Cela n’a aucun intérêt et ça ne fait que créer des tensions inutiles. Vous aimeriez qu’on vous filme et qu’on diffuse en live sous votre nez, à la boulangerie, dans un magasin de fringues (pour être sûr que vous n’êtes pas en train de voler), en train de récupérer votre courrier en peignoir devant chez vous… Il faut arrêter avec la dictature de l’image, images auxquelles on peut faire dire tout et surtout n’importe quoi…

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